3.4

De Son point de vue, Il emplit les mondes ; de notre perspective, Il les contourne.

Pour le rétablissement de la santé de nos amis Aharon ben Sarah, Avraham Raphaël ben Rivqa, Yohan Hai ben Gabrielle, Hélène-Esther bat Corinne ; pour la protection de nos héroïques soldats, de notre peuple sous les bombes de nos ennemis et pour tous ceux qui ont besoin de l'aide du Ciel…

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Pour mettre la chose en perspective (1), on va expliquer le saint enseignement de Ḥazal, tiré du Èts Ḥayim, et qu'on trouve en nombre d'occurrences dans le Tiqounéi Zohar, à savoir que HaShem emplit tous les mondes de manière absolument uniforme (2).

Cependant, [par opposition], on apprend que même dans les mondes supérieurs, chaque monde se distingue spécifiquement des autres par différents aspects, en fonction de la manière dont HaShem est en relation avec elles.

Ainsi qu'il est écrit : « Les dix Sefirot de 'Atsilout sont un roi au dessus d'elles [c'est-à-dire des dix Sefirot de Bériyah], et Lui [HaShem] et Ses Causes [c'est-à-dire les Midot de 'Atsilout] sont unifiées au-dessus d'elles, Lui et Sa Force vitale ne sont qu'un au-dessus d'elles, contrairement aux dix Sefirot de Bériyah, qui ne sont pas « un » avec Lui. (3) »

Le Èts Ḥayim enseigne d'autre part : « L'Être infini [Ein Sof] béni soit-Il Se manifeste et Se déploie au sein des mondes, de telle manière qu'il ne s'attache et ne touche que le monde de 'Atsilout, exclusivement, et non les mondes de] Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah. Il s'ensuit qu'un changement intervient dans leur essence à partir de là [c'est-à-dire de Bériyah et dans les mondes qui lui sont inférieurs. (4)]

Commentant l'enseignement du Tiqounéi Zohar cité plus haut (5), le Èts Ḥayim explique :

« La totalité [du monde] de 'Atsilout, y compris le niveau des Kélim (des ustensiles) (6) est appelée Divinité Absolue, par opposition à Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah

Il explique encore que la différence essentielle entre le monde de 'Atsilout et les trois niveaux suivants de Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah porte sur les aspects de la Divinité [qui leur sont attribués. (7)]

De même, de nombreuses différences très fines et subtiles entre les mondes [en fonction de leurs niveaux relatifs] sont expliquées tout au long du Zohar et dans les paroles du Arizal.

Voyez dans le livre « Quatre cents shekels d'argent » au sujet de la connaissance que [HaShem] possède par avance des actions de l'homme. Le Arizal y distingue [le niveau de connaissance] selon les niveaux de mondes (8).

Plus encore, on trouve ces [différentiations exprimées] dans de nombreux versets, dont on n'aurait pas pu connaître l'enseignement, s'il n'avait été écrit dans la Torah, par exemple :

« HaShem le Très-Haut (9) »

« Celui qui réside dans les Cieux. (10) »

Dans le même ordre d'idées, Ḥazal ont énuméré [de telles différentiations en D.ieu, par exemple:]

« Dix niveaux de Sainteté. (11) »

Les trois camps de Sainteté, l'un supérieur à l'autre (12).

Néanmoins, [pour appréhender] la vérité de ce concept, « incline ton oreille... et applique ton cœur (13) », « et tu marcheras en sécurité. (14) »

Car en nombre de pages du Zohar, on explique que le Maître unique et infini, béni soit-Il, emplit tous les mondes et contourne tous les mondes, ce qui signifie qu'en ce qui Le concerne, on Le désigne comme « emplissant les mondes (15) ».

Mais en ce qui nous concerne, selon la manière dont la sainte Torah ordonne l'observance de la Torah et des Mitsvot (16), et selon notre perception physique (17), HaShem est décrit comme « contournant tous les mondes », et « HaShem a dissimulé (18) » pour nous le niveau où « Il emplit les mondes », de notre point de vue.

Selon [ce que nous avons appelé] la perspective divine, il est certain qu'à présent, même après qu'Il ait créé et renouvelé les mondes par Sa Volonté, Il emplit tous les mondes, tous les lieux, toutes les choses créées d'une manière absolument uniforme, et dans une Unité absolue. [L'affirmation] « Ein od milvado – Il n'existe rien en dehors de lui (19) » doit être prise littéralement, comme je l'ai écrit plus haut en citant des versets explicites (20), au nom du Roqéaḥ (21). C'est ainsi que nos anciens Maîtres ont institué la récitation, avant la prière, [du texte:] « Tu es celui qui fut avant la Création de l'univers et Tu es celui [qui est le même, inchangé] après la Création de l'univers. (22) »

Cela signifie que, bien que les mondes aient déjà été créés au sein la Volonté sublime, il ne s'est produit aucun changement, ni rien de nouveau [n'est apparu], ḥas veShalom, et aucun obstacle [du fait des mondes créés] n'en est résulté pour l'Essence de Son Unité absolue.

À présent, Il est [donc] exactement comme Il était avant la Création, lorsque tout était plein de l'Essence infinie de HaShem, y compris le Maqom (l'espace) au sein duquel les mondes existent actuellement.

« Applique ton cœur (23) » [pour comprendre] les paroles du Saint de D.ieu, Rabbi Shmouel, le père de Rabbi Yéhoudah le pieux, qui composa ce cantique de l'Unité (24) :

« Il n'est pas de limite... Aucune diagonale ne Te divise... » (voyez ce texte (25).)

« Celui qui contourne tout et emplit tout, lorsque le tout existe, Tu es en tout[e existence]. (26) »

C'est de ce point de vue que Ḥazal ont comparé la relation de HaShem avec les mondes à la connexion entre l'âme et le corps : « De même qu'une âme pure est dans un corps, de même HaShem est pur au sein des mondes. (27) »

Cela signifie que, bien que l'âme soit comme « répartie » dans tous les membres du corps d'une personne, ceux qui sont propres comme ceux qui contiennent des impuretés, des souillures et des excréments, aucun [de ces membres] ne fait obstacle ni ne compromet la pureté de l'âme : elle reste pure.

De la même façon, HaShem emplit toute chose, et aucun lieu, pur ou impur, ne saurait agir comme un obstacle, ni être la cause d'un changement, ḥas veShalom, dans la Sainteté et la Pureté de Son Essence et dans Son Unité absolue comme il est écrit : « Moi, HaShem, Je n'ai pas changé. (28) » (29)

Il est également écrit : « Tout Israël, qui a reçu la Torah de Lui, L'unifie à elle, et avec toutes les lettres de Ses saints Noms, et avec tous les camps supérieurs et inférieurs qui ont été créés avec eux, et toutes les créations supérieures et inférieures. Au-dessus d'eux n'existe que l'Unité, en-dessous d'eux tous, en eux et en dehors d'eux, Il est Un.

C'est ainsi qu'Il est au sein de tous les mondes comme Il est à l'extérieur de tous les mondes : Il n'y a aucun changement. (30) »

1 L'expression « עַל-מְכוֹנוֹ » est empruntée à 'Ezra 2,68, et signifie « à sa place » ou « selon ce qui lui revient ».

2 C'est-à-dire qu'Il est également présent dans toutes les dimensions de Sa Création, des plus gigantesques aux plus microscopiques.

3 Tiqounéi Zohar Introduction 3b. Cette source est également citée en P3C5, et le sera de nouveau en P4C10.

4 Èts Ḥayim Sha'ar 3, Sha'ar Seder 'Atsilout béqitsour mouflag LéRav Hayim Vital, chapitre 1.

5 Èts Ḥayim Sha'ar 42, Sha'ar droushéi ' Atsilout, Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah Chapitre 5 :
« Et tu comprendras ainsi pourquoi l'Essence et les ustensiles (kélim) sont Un, comme il est écrit dans l'introduction du Tiqounéi Zohar : Sa Force vitale et Ses Causes ne sont qu'Un au-dessus d'eux, puisque Ses Causes sont les ustensiles/réceptacles de 'Atsilout, et qu'elles sont à un niveau de pure spiritualité qu'on appelle Néfesh, Rouaḥ Néshama de tous les mondes, et qu'on ne fait référence à elles que comme des kélim à l'égard du niveau de Ḥaya.
Comprends bien ceci, et aussi que 'Atsilout est entièrement Divinité absolue, car [Ses] kélim sont littéralement Divinité. Quant aux niveaux de monde de Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah, ils ne sont composés que de kélim/réceptacles, et par conséquent ne sont pas ''Divinité.'' »

6 C'est-à-dire le niveau le plus bas, le niveau de Malkhout, niveau des réceptacles, qui reçoivent passivement la force vitale des niveaux plus élevés de 'Atsilout. Ce niveau est appelé Éloqout gamour (אֱלוֹקוּת גָּמוּר), Divinité absolue.

7 Èts Ḥayim Sha'ar 43, Sha'ar Tsiour 'Olamot 'Atsilout, Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah (Introduction) :
« Il y a une différence entre les mondes supérieurs et ces niveaux inférieurs que sont Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah en ceci que les mondes supérieurs sont d'une sainteté unique et [proviennent] de la Divinité unique, et il n'y a pas de différence/séparation en eux, ḥas veShalom. En ces trois mondes, le niveau de Néshama est appelé Divinité. Mais depuis [leur niveau de] Rouaḥ, [les niveaux de] Néfesh (le corps), et du vêtement de ces trois mondes ne sont pas la Divinité, mais on les appelle Sérafim, Ḥayot, Ofanim... »
Èts Ḥayim Sha'ar 43, Sha'ar haTselem, chap.1 : « Mais la différence, comme on l'a écrit ailleurs, est qu'en 'Atsilout, toutes les lumières, les images, les réceptacles sont appelées ''Divinité absolue''. Ils sont absolument Un, comme on le dit dans l'introduction au Tiqounéi Zohar : Lui, Ses Causes, et Sa Force vitale ne sont qu'Un au dessus d'eux, et ce sont les trois niveaux [des lumières, des images et des réceptacles]. Mais ce n'est pas le cas pour Bériyah, Yétsirah et 'Assiyah, car au niveau de Néshama et au-dessus, cela s'appelle ''Divinité'', alors que du niveau de Rouaḥ et en dessous, il y a séparation, et cela s'appelle ''Création'', ''Formation'', ''Action'' »

8 Dans le livre « אַרְבַּע מֵאוֹת שֶׁקֶל כֶּסֶף – Quatre cents shekels d'argent », Rabbi Ḥayim Vital rassemble des commentaires entendus de la bouche du Arizal. À la dernière page du livre, il rapporte la réponse du Ari à une question posée par Rabbi Avraham Monsots sur l'énigme de la connaissance que HaShem possède des actions de l'homme et de leurs conséquences, alors même que [par principe] celui-ci agit selon son libre choix. Voici un extrait de la réponse du Ari :
« Il est vrai qu'en 'Atsilout se trouve la connaissance [de tout ce qui va advenir dans le temps perçu par l'homme], mais [pour autant], une personne est en capacité de choisir, comme il est écrit : ''Regarde, J'ai placé devant toi la vie et le bien, la mort et le mal […] tu choisiras la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance.'' (Dévarim 30,15-19) Ce verset prouve qu'il existe un libre arbitre, et c'est aussi ce qu'enseignent Ḥazal, lorsqu'ils disent ; ''Le mal ne vient pas d'En-Haut'' (Béreshit Rabba Wayéra 51,3), car En-Haut, c'est-à-dire en 'Atsilout, tout est visible [et tout est connu], mais cette connaissance ne descend pas dans le monde le plus inférieur et n'obligera pas une personne à agir [pour s'y conformer], car En-Haut, il n'existe ni récompense ni châtiment, ni libre arbitre […] car En-Haut, dans 'Atsilout, il y a connaissance, et la connaissance des mauvaises actions ne descend pas d'En-Haut, mais y demeure. Il revient donc à l'homme, qui dispose du libre arbitre, de faire ses choix, et c'est pourquoi la Torah prescrit tous ces commandements [qui n'auraient absolument pas lieu d'être s'il n'existait un libre arbitre.] Si l'homme s'attache à la Torah, il attire sur lui le bien, car ''Le mal ne vient pas d'En-Haut'' de son propre chef, mais il descend lorsque l'homme l'appelle sur lui-même [c'est ce que dit Rashi sur le verset : ''Si tu fais le bien, voici pour toi la vie. Et si tu fais le mal, voici pour toi la mort.'']
C'est ainsi qu'il faut comprendre le Zohar (Zohar III Wayiqra 13b) qui dit : ''Si une âme commet un péché, en ce qu'adjurée par la voix d'un serment, quoique témoin d'un fait qu'elle a vu ou qu'elle connaît, [elle ne le déclare point et se trouve ainsi chargée d'une faute]'' (Wayiqra 5,1), car l'âme, avant de descendre [dans ce monde], est adjurée par HaShem : ''Sois un Tsaddiq (un juste) et ne sois pas un rash'a (un impie).'' (voir aussi Nidda 30b) Si l'on dit que tout est connu [par avance], et l'âme proférerait un faux serment, puisqu'elle jure tout en sachant qu'elle va fauter. HaShem ne veut pas que l'on prononce un faux serment en Son Nom.
Ces versets et ces enseignements prouvent qu'au moment de sa création [dans le monde de la création (Bériyah)] l'âme n'a aucune connaissance [de son destin, et par conséquent ne jure pas faussement.] »

9 Béreshit – Genèse 14,19 : « וַיְבָרְכֵהוּ, וַיֹּאמַר: בָּרוּךְ אַבְרָם לְקֵל עֶלְיוֹן, קֹנֵה שָׁמַיִם וָאָרֶץ » Rashi commente : « Possesseur (qoné) des cieux et de la terre Comme dans : « Qui a fait ('ossè) le ciel et la terre » (Tehilim 134, 3). Du moment qu'Il les a faits, Il Se les est acquis pour qu'ils Lui appartiennent. ».

10 Téhillim – Psaumes 2,4 : « יוֹשֵׁב בַּשָּׁמַיִם »

11 Mishna Kélim 1,6 : « Il existe dix niveaux de Sainteté : la terre d'Israël est plus sainte que toutes les autres terres. Et quelle est la nature de sa Sainteté ? C'est que d'elle proviennent l'offrande du 'Omer, des prémices et des deux pains qui ne peuvent être apportés d'aucune autre terre. »

12 Zohar III Balaq 190b. Il s'agit des trois enceintes du camp érigé dans le désert, qui étaient caractérisées par une Sainteté croissante (et donc des exigences supérieures de pureté) : le camp d'Israël, le camp des Léviim, et le camp de la Shékhina.

13 Mishléi – Proverbes 22,17 : « הַט אָזְנְךָ-וּשְׁמַע, דִּבְרֵי חֲכָמִים; וְלִבְּךָ, תָּשִׁית לְדַעְתִּי », c'est-à-dire : sois attentif à l'enseignement qui suit.

14 Citation stylistique de Mishléi 3,23 : « אָז תֵּלֵךְ לָבֶטַח דַּרְכֶּךָ; וְרַגְלְךָ, לֹא תִגּוֹף ».

15 Par une présence absolument uniforme, comme on l'a expliqué.

16 C'est-à-dire que les Mitsvot, par lesquelles nous établissons un lien avec la Divinité, ne sont pas également réparties dans notre expérience, parce qu'elles sont très fréquemment accomplies dans un temps et dans un lieu spécifiques, ce que nos Maîtres appellent « les quatre amot de la Halakha. » Voir Berakhot 8a : « Rabbi Ḥiyya bar Ami a dit au nom de Oula : Depuis le jour où le Temple a été détruit, le Saint béni soit-Il n'a dans Son monde que les quatre amot de la Halakha. »

17 Puisque dans ce monde-ci, bien qu'Il soit présent dans toute Sa Création, nous ne pouvons pas « voir » physiquement HaShem, la dimension matérielle de notre existence constituant un obstacle infranchissable.

18 Citation stylistique de Mishléi – Proverbes 25,2 : « הַסְתֵּר דָּבָר ».

19 Dévarim – Deutéronome 4,35 cité à de nombreuses reprises : « אֵין עוֹד, מִלְּבַדּוֹ ».

20 Au début du précédent chapitre.

21 À la fin de P3C2.

22 La source la plus ancienne de cette phrase est probablement le Yalqout Shim'oni Waètḥanane, Remez 836, cité dans le Séder de Rabbi Amram Gaon, et dans le Maḥzor Vitry.

23 Mishléi – Proverbes 22,17 cité plus haut.

24 Rabbi Shmouel haḤassid (Rabbi Shmuel ben Kalonymus, XIIè siècle) est (probablement) l'auteur du Shir haYiḥoud (שיר היחוד) « Cantique de l'Unité », un long poème liturgique structuré selon les jours de la semaine, les attributs divins et mettant en vers la doctrine de l'Unité absolue du Créateur. Certaines communautés ashkénazes chantent ce poème liturgique après 'Arvit de Yom Kippour.

25 Yiḥoud du second jour :
« Il n'est pas de limite à Ta Grandeur et la profondeur de Tes Attributs est sans fin. Tu n'as ni périmètre, ni bordure, et aucun être vivant ne T'a jamais vu. Pas de côté ni de limite qui Te contraigne, pas de largeur ni de longueur pour Te mesurer. Pas de bords à Ton périmètre, et aucune diagonale ne Te divise. »

26 Yiḥoud du troisième jour :
« Celui qui contourne toute chose et emplit toute chose, quand tout existe, Tu es en tout[e existence]. Rien n'est au-dessus de Toi, rien n'est en dehors de Toi, ni à l'intérieur de Toi. Il n'y a ni image, ni aspect extérieur à Ton Unité, et Ta puissante Unité est intangible. Rien n'est séparé de Ton sein et il n'est pas de lieu si minuscule que Tu en sois absent. »

27 Wayiqra Rabba Wayiqra 4,8.

28 Malakhi – Malachie 3,6 : « כִּי אֲנִי ה׳, לֹא שָׁנִיתִי ».

29 Rabbi Ḥayim introduit ici la Note 43, reproduite en fin de chapitre et intitulée : « HaShem (Yud-Qé-Vav-Qé) se rapporte à la perspective de D.ieu. Il n'a subi aucun changement. »

30 Zohar Ḥadash Tiqounim II 97a.

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