Note 35

La prière doit intégrer le niveau général et celui des composantes de l'âme.

Pour le rétablissement de la santé, de nos amis Aharon ben Sarah, Avraham Raphaël ben Rivqa, Hélène-Esther bat Corinne. Pour le retour des dépouilles de nos frères encore aux mains de ces résh'aïm. Pour la protection de nos frères et sœurs qui résident en Érets Israël et de nos héroïques soldats.

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Il faut savoir que celui qui prie au niveau de l'interconnexion des composantes de l'âme ne doit pas cesser [de prier au niveau de] la connexion de l'âme d'une manière globale. En effet, l'approche globale et l'approche détaillée sont nécessaires l'une à l'autre. Cela signifie qu'avant la prière, la [tâche] principale est de connecter globalement son âme et sa volonté, ce qui comprend les détails de ses capacités et de sa volonté, de sorte qu'elles s'intègrent dans la Lumière divine. Ensuite par [la récitation de] chaque mot de la prière, il mobilisera les qualités individuelles de son Néfesh, son Rouaḥ, sa Néshama, en fonction de la force de sa connexion, un Kaw (un rayon de Lumière divine rectiligne) descendra sur chaque composante de l'âme, de sorte que chaque détail de sa volonté pourra se fondre dans le lien opéré par la force d'unification générale (1).

Voyez le Èts Ḥayim (2) qui explique ce concept : le Kaw (ligne de Lumière) qui s'étend vers le bas depuis la Lumière divine infinie (Ohr Ein Sof) n'atteint pas le niveau le plus bas de cette force unificatrice [la Lumière divine infinie] (3).

Voyez le Mévo Shéarim (4).

On comprendra ainsi le concept de l'inclusion des niveaux l'un dans l'autre, qui sont générés par la descente de la ligne de lumière.

Chaque potentiel doit être relié au potentiel général selon son niveau, et le potentiel général est également déterminé par la qualité des potentiels individuels. Le commencement du Kaw, c'est l'extension de la pensée générale vers le cœur, le centre du corps, car chaque mot se déploie depuis le souffle du cœur, comme on le comprendra [selon sa capacité de compréhension.(5)]


1 Traduit avec l'aide du Pr. Gross (p.218).

2 Èts Ḥayim Sha'ar I, Déroush Igoulim véYoshern 2, cité également en P3C7, où le Tsimtsoum du Arizal est décrit comme un cercle.

3 S'il n'en était pas ainsi, il n'aurait pas de Tsimtsoum possible. Le Kaw ne peut descendre qu'au niveau le plus bas, aussi loin que possible de la circonférence, c'est-à-dire le centre du cercle. La descente du Kaw génère différents niveaux d'unification.

4 Le Mévo Shéarim compile des enseignements du Arizal recueillis par Rabbi Ḥayim Vital. Sha'ar I, 1ère partie, chapitre 2 : [Après avoir décrit en détails la manière dont HaShem a créé un espace initial pour les mondes, comparé à l'intérieur d'un cercle, qui ne contient pas Son Essence, mais qui est limité à l'extérieur du cercle par la lumière de Son Essence, le Eyn Sof, sur sa circonférence...] Au moment où Il est revenu [après avoir créé cet espace] pour se manifester d'une manière réduite au sein des mondes [à l'intérieur du cercle] il a été nécessaire qu'il fasse émaner et descendre un Kaw (un rayon) très fin [de lumière] de la circonférence du Eyn Sof, et le faire descendre du haut vers le bas au sein des mondes comme le rayon d'un cercle [qui représente le Kaw de Eyn Sof descendnt dans l'espace créé pour les mondes.] C'est par [ce processus] que des niveaux spirituels et différentiés sont venus à l'existence dans les mondes qu'Il a créés, qui ne sont pas tous au même niveau. Les dix Sefirot de chacun des mondes également, existent à des niveaux différents les unes des autres. À son début, la ligne qui descend du Eyn Sof, de haut en bas est appelée « En-Haut », c'est-à-dire Kéter [le niveau le plus élevé des Sefirot] et son extrémité est appelée « en-bas », ou Malkhout [le niveau le moins élevé des Sefirot]. La raison de cet arrangement, c'est que cette ligne, qui descend [dans le cercle] ne peut atteindre [complètement] le côté le plus bas de la circonférence où le Eyn Sof se trouve et ne s'étend pas au delà. Par conséquent, l'extrémité du Kaw, est appelée « en-bas », car si [cette ligne] atteignait l'extrémité et se connectait à la circonférence du Eyn Sof [au-delà de la limite du cercle], il serait également appelé « En-Haut ».

5 Cette note de Rabbi Ḥayim est entièrement centrée sur le lien profond entre la prière et le Tsimtsoum. Il est fait référence au cœur, c'est-à-dire à l'esprit (comme on l'a vu plus haut en P2C1), comme le « centre du corps », c'est-à-dire Malkhout, là où de déploie le processus du Tsimtsoum. Au sein de la personne qui prie, chaque niveau possède son propre souffle (les mots de sa prière) qui agit comme une émanation, le Kaw, générant tous les niveaux inférieurs.

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